Retour à la page d'accueil
   L'association   |   Nos activités   | Informations   |   Bibliographie   |   Adresses utiles   

     Agenda


Le vécu :

Vous êtes animateur ou participant, vous avez participé à une activité de l'association Alzheimer-Essonne. Faites nous partager en quelques mots, ou même par photo commentée, un moment que vous avez vécu au cours de cette activité (mettre l'objet : "vécu" à votre message):

  "Il faut vraiment de l’aide pour tenir le coup"

B.P. Il s’occupe de sa soeur. « Je suis venue participer à ces réunions parce que ma sœur aînée de 74 ans est atteinte », raconte Mme R. « Cela a commencé, il y a deux ans. Elle présentait déjà des signes auparavant, mais les tests ont été faits en 2002. Elle vit toujours chez elle, seule. Elle était hôtesse de l'air. C'est affreux, cette maladie, il y a tout le temps des détachements à accepter. Il faut vraiment de l'aide pour tenir le coup. Nous étions sept enfants, c'est moi la cinquième. Il s'est passé quelque chose de positif : cela a recréé des liens avec mes frères. Je ne peux pas m'occuper toute seule de ma sœur. C'est moi la plus proche d'elle géographiquement (à 20 kilomètres quand même) et puis, même si je suis seule moi aussi désormais, j'ai ma vie. Il faudra nous répartir les rôles. Trouver des aides à domicile ou un établissement, ce qui est très difficile. Mettre en place une protection juridique. France Alzheimer fait un travail formidable. Ces réunions donnent le courage d'avoir la simplicité d'en parler aux autres. »

R. B. lui s'occupe de sa femme. « Elle a commencé par faire une petite aphasie et elle a été hospitalisée. Des neurologues l'ont examinée. Quand elle est rentrée à la maison comme les troubles ne cessaient pas, notre généraliste l'a envoyé faire une évaluation dans une consultation mémoire. Fin juin dernier elle a été hospitalisée pour six semaines au Cantou de l'hôpital. C'est là que le diagnostic a été précisé. Avant on évoquait une dépression profonde. Elle est revenue à la maison en août, mais on savait qu'il faudrait lui trouver un établissement. Nous avons eu de la chance : une place s'est libérée, près de chez mon fils. Je suis persuadé qu'elle ne serait pas mieux à la maison. Elle semble s'être bien acclimatée. Du coup, je me sens mieux. C'est tellement difficile à vivre 24 heures sur 24. C'est une maladie déprimante pour l'entourage. Le cycle que nous venons de suivre m'a beaucoup intéressé. Je suivrai avec plaisir d'autres séances de soutien. On échange avec d'autres personnes qui ont les mêmes problèmes que nous.»