Bibliographie adulte :
Romans,
témoignages, biographies
Si vous souhaitez nous faire part
d’un ouvrage qui vous a particulièrement intéressé,
n’hésitez pas à nous en communiquer les références,
nous l’intègrerons dans cette bibliographie.
« Sans
elle ? Sans ailes ? »
Renée OZIER – Ed.
L’Harmattan (Collec. Vivre et l’Ecrire)
Tél : 01 48 99 53 68.
« Puzzle,
journal d’une Alzheimer »
Claude COUTURIER – Ed. Josette
Lyon – 1999 – 156 p.
Résumé : Ce
livre est le journal intime de Claude Couturier que celle-ci
a tenu depuis l'annonce du diagnostic
: Alzheimer précoce - elle n'a pas 50 ans - jusqu'à aujourd'hui.
Elle a décidé de l'écrire "pour se
souvenir de la femme qu'elle aura été" le
jour où elle aura trop de troubles de mémoire...
Elle y a noté ses angoisses, sa lutte au quotidien pour
conserver son autonomie et sa place au sein de sa famille et
de ses proches ; les avancées thérapeutiques dont
elle bénéficie. Le texte est suivi, en postface,
d'un entretien avec le Docteur Michèle Micas (auteur aux éditions
de Comment vivre avec un Alzheimer, Prix de l'académie
de médecine 1991) qui apporte l'essentiel de l'information
sur cette maladie.
« Aïe-ça-meurt »
Dominique PENIDE – Editions
Climats – 1999 – 146 p.
Commentaire : Au pays
d’Alzheimer, les moments burlesques
malmènent « le devoir de mémoire ».
Personne n’en sort intact, ni le patient, ni son entourage.
Trois femmes, la mère, la fille, la garde-malade, font
face chacune à sa manière au temps qui se « déglingue ».
Avec une franchise bouleversante et déterminée
Dominique PENIDE dit cette épreuve, entre abattement et
haine, compassion et découragement
« Small
World »
Martin SUTER – Ed. le Seuil – 2000 – 368
p.
Commentaire : Conrad
Lang, la soixantaine, est soudain atteint par la maladie d'Alzheimer.
Ses pertes de mémoire vont
paradoxalement devenir le moteur d'une enquête sur le trouble
passé familial. Enfant illégitime d'une servante
et compagnon d'un fils de milliardaire dont il partagea l'existence,
Conrad a toujours désiré être intégré à sa
riche famille d'adoption. Mais lorsqu'enfin il y parvient, c'est
pour révéler de bien sombres secrets... Peinture
de la grande bourgeoisie suisse et du petit peuple, la double
réussite de ce roman consiste à décrire
en même temps la perte de la mémoire et les efforts
pour la reconstituer. Small World est tout à la fois un
roman social, l'étude d'un cas médical, un roman
policier à suspense, et un formidable récit sur
le sens de la vie.
« Je
ne suis pas sortie de ma nuit »
Annie ERNAUX – Gallimard – 1999 – 120
p.
Résumé : Ma
mère a été atteinte
de la maladie d'Alzheimer au début des années 80
et placée dans une maison de retraite. Quand je revenais
de mes visites, il fallait que j'écrive sur elle, son
corps, ses paroles, le lieu où elle se trouvait. Je ne
savais pas que ce journal me conduirait vers sa mort, en 86.
« Ton
chapeau au vestiaire »
Nadine TRINTIGNANT – Pocket – 1999 – 169
p.
Extrait : "Des années durant, j'ai eu la hantise
du jour où tu ne me reconnaîtrais plus. C'est arrivé.La
première fois, tu étais assis sur un banc au soleil,
dans cette maison, là-bas. Près de Milly-la-Forêt.
Je t'ai vu de loin. Les épaules affaissées. La
tête basse. Les yeux collés à tes pieds nus
et enflés. Un vieil enfant abandonné. Je suis venue
vers toi. Tu m'as regardée. Tu as dit : "Comme vous êtes
gentille." A présent, quand je vais te voir, vite,
je te dis mon nom. Et que je suis ta soeur. Enfin, une de tes
soeurs. Tu prends l'air entendu de celui qui a compris, et si
tu trouves les mots, tu dis : "Bien sur, je le sais bien...".
« Mon
père en Alzheimer »
Marie-France BILLET – Ed.
Les Arènes – 2002 – 430 p.
Commentaire : Un récit simple, juste, d'une grande
force, dans lequel se reconnaîtront les familles des 300
000 personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer
en France. Marie-France Billet est journaliste à l'Yonne
républicaine où elle anime également un
atelier d'écriture.
« Pourquoi
ma mère me rend folle »
Françoise LABORDE – Ramsay – 2002
Résumé : Trois
soeurs solidaires, dépendantes
et concurrentes, férocement jalouses, depuis l’enfance, à l’école,
avec les hommes plus tard, dans leur métier aussi, puis
avec leurs enfants... Coalisées contre le père
ou contre la mère, qui ne les reconnaît plus...
Mais pas d’accord sur le diagnostic, le traitement, les
mesures à prendre. Et brusquement réunies par l’émotion,
la peur, l’humour, le fou rire. Pour prendre ses distances
avec la fin inéluctable et se rassurer sur son propre
avenir, la narratrice tente de tenir la chronique d’une
famille confrontée à la maladie de la mère.
Inénarrable de drôlerie, de tendresse et de sensibilité.
« Quel
jour sommes nous ? La maladie d’Alzheimer, jour
après jour »
Firmin LE BOURHIS – Chiron – 2000 – 167
p.
Tél : 05 55 01 43 13
Résumé : Alan
et Sylvie dirigent une entreprise de textile en Bretagne. Surmenée par le travail, puis
lors de vacances en Espagne, Sylvie connaît ses premiers
trous de mémoire. Consultation chez l'ami médecin,
le verdict tombe. Trois années de dégénérescence
suivent. Sylvie ne reconnaît plus ses proches. Elle ne
sait plus qui elle est et ne peut plus rien faire seule. Elle
décède avant d'avoir 40 ans.
« Au
cœur du labyrinthe, Vivre avec la maladie d’Alzheimer »
D.F. McGOWIN – Presses de
la Cité - 1995
Commentaire : Ce document
est le témoignage d'une
femme atteinte à quarante-cinq ans d'une forme précoce
de la maladie d'Alzheimer. Elle nous décrit son combat
pour dissimuler son déclin mental, puis pour accepter
sa situation et enfin pour organiser sa vie en tenant compte
de l'évolution de la maladie. Son journal devient au fil
des pages un guide précieux pour ses " compagnons
de voyage ", tous ceux qui, comme l'auteur, s'engagent malgré eux
dans le labyrinthe.
« Chimères »
J. BERNLEF – Calmann Lévy – 1994 – 185
p.
Résumé : Un
ancien fonctionnaire international hollandais, âgé de
71 ans, ressent et décrit,
en un monologue intérieur de moins en moins cohérent,
les premières atteintes de la maladie d'Alzheimer.
« Elégie
pour Iris »
John BAYLEY, Paule GUIVARCH – Ed.
l’olivier – 2001 – 320p.
Commentaire : C’est un de ces livres rares, qui conte
avec une farouche tendresse les derniers jours de la vie d'un
couple légendaire : Iris Murdoch et John Bayley. Le complice
de chaque instant raconte sans dissimulation les derniers jours
de l'une des figures mythiques de la littérature anglo-saxonne
du XXème siècle, alors touchée par la maladie
d'Alzheimer. De leur première rencontre à Oxford à la
dernière ballade, l'auteur nous fait pénétrer
dans l'intimité de cette intellectuelle de renom. Mais
la maladie, impitoyable, aura tôt fait de jeter un voile
obscur sur les nombreux romans à succès (dont La
Mer, la mer) qu'elle a publiés.
« Iris
Murdoch, le dénouement »
John BAYLEY – Bayard – 2001 – 250
p.
Commentaire : Le 8
février 1999 mourait la célèbre
romancière anglaise Iris Murdoch, de la maladie d'Alzheimer.
Son mari John Bailey, qui l'a gardée auprès de
lui jusqu'aux derniers jours, a écrit chaque soir, quand
sa femme était endormie, ce que tous deux vivaient, elle
dans l'abîme de la mémoire, lui dans l'exaltation
de cette dernière. Voici le splendide récit d'un
homme modeste et érudit, généreux et brillant,
dont l'analyse de la tragédie restera à travers
ce livre comme un classique de l'amour et du chagrin.
« Vivre
avec l’Alzheimer »
Lisa SNYDER - Ed Fides – 2001 – 212p.
Commentaire : Dans
cet ouvrage, sept personnes souffrant d'Alzheimer, d'âges et de milieux divers, témoignent
de leur vie au quotidien avec la maladie. Toutes sont atteintes
du même mal, mais l'expérience de chacune est unique.
Avec franchise et perspicacité, elles présentent
leur itinéraire personnel, racontent le diagnostic, ses
implications familiales et sociales. Elles éclairent les
aspects neurologiques et physiologiques de la maladie qui les
affecte et livrent leurs réflexions philosophiques ou
spirituelles. Transcrits à partir d'entrevues réalisées à domicile,
les sept récits qui composent ce livre sont parsemés
de commentaires de l'auteur, à propos de ces témoignages
intimes et de la maladie qui est au coeur de chacun d'eux. L'ouvrage
trace le portrait sensible et vibrant de personnes qui ont été amenées à se
redéfinir non seulement par ce qu'elles ont perdu, mais
aussi par ce qu'elles ont su préserver.
« La
part de l’ange »
Monique JOUVANCY – Ed. HB – 1998 – 168
p
Commentaire : Récit pudique et bouleversant de l'accompagnement,
par sa fille, d'une mère atteinte d'Alzheimer.
« On
ne se lasse pas d’aimer »
Charles RONSAC – Ed. Robert
Laffont – 1992 – 240 p.
Commentaire : "Tu veux que je te survive. Je ne pourrai
plus parler. Je ne peux pas m'exprimer. Je ne vois déjà plus
clair. Je perds la tête..." Celle qui parle, c'est
Marthe, la femme de Charles, frappée d'un mal terrible
- la maladie d'Alzheimer. Elle redoute la déchéance
physique et morale, multiplie les tentatives de suicide ; lui
ne peut se résoudre à quitter sa compagne. Alors
commencent huit années d'une lutte au nom de l'amour.
Epris comme au premier jour, il prend tout en main. De celle
qu'il n'a cessé d'aimer depuis leur mariage, il devient
l'ange gardien, le valet - et toujours l'ardent amoureux. Huit
années d'une étrange lune de miel : plus que jamais,
Marthe et Charles sont unis malgré les chutes, les accidents,
l'aphasie... Ils aiment encore s'aimer...
Voir aussi :
Sources
Les résumés, commentaires et extraits d’ouvrages sont issus
essentiellement des sites Internet : alapage.com et survivre-alzheimer.com.